Boursorama : la Banque Vautour

Thomas avait un compte bancaire chez Boursorama Banque, une banque en ligne.  C’est aussi une de mes banques et c’est moi qui l’avait parrainé lors de l’ouverture de son compte. Après son décès j’ai appelé Boursorama pour clôturer son compte et récupérer les avoirs au crédit de la succession. Heureusement que j’avais un compte Boursorama, car il est impossible de joindre le service client par téléphone sans numéro d’identifiant client.

La communication avec le service succession n’a pas été évidente : sur les courriers émanant de ce service, pas de numéro de téléphone ni d’adresse mail de contact, mais seulement un numéro de fax (qui utilise encore les fax ?). A défaut d’adresse email de contact (le service client a refusé de me la communiquer), j’ai du envoyer toutes les pièces par courrier, pour recevoir un mois plus tard (après plusieurs relances auprès du service client), une réponse par mail.

Dés l’annonce du décès de Thomas, Boursorama a prélevé, le jour même, 300 € sur son compte, au titre des frais de succession. C’est le montant forfaitaire le plus élevé de toutes les banques françaises (je viens de vérifier).

Boursorama, comme beaucoup de banques maintenant, n’édite plus de relevé papier, et comme je n’ai pas accès à l’espace client de Thomas sur internet, j’ai demandé à la banque de me communiquer les relevés d’opérations de l’année écoulée, nécessaires pour le calcul des impôts sur ses revenus 2017. Boursorama me demande 12€ par relevé mensuel ! Alors que ces relevés mensuels sont disponibles sur l’espace client de Thomas sous forme pdf, il suffit à la la banque de me les envoyer par mail.

Se servir abusivement sur les avoirs d’un défunt,
j’appelle ça un comportement de vautour !

Fixer une vis à un tournevis avec du scotch

prise murale avec terreCette vielle prise de courant était cassée, je l’ai démontée et réparée puis je l’ai refixée. J’avais oublié de positionner la vis du dessus et comme j’avais eu du mal à trouver l’alignement entre la vis du dessous et l’écrou prisonnier, je n’ai pas eu envie de redémonter la prise. Pas moyen de glisser la vis avec mes doigts, car la prise, située sous un placard, est peu accessible et la fiche de terre gênait, j’ai essayé avec une pince à épiler sans succès. Du coup j’ai eu l’idée d fixer la vis à l’extrémité du tournevis, avec un petit bout de scotch (ruban adhésif transparent). La vis est entrée facilement et a été facile à visser. Le scotch est resté sur le tournevis, pas sur la vis. Cette astuce n’est sans doute pas inédite, mais elle est facile à mettre en oeuvre. On peut parvenir au même résultat avec un tournevis dont l’extrémité est aimantée, à condition que la vis soit attirée par l’aimant, ça ne marchera pas si elle est en laiton ou en acier inoxydable austénitique.

Ci-dessous le tournevis (électrique) avec la fis scotchée à son extrémité :

tournevis avec vis

Le même une fois la vis fixée, on voit que le scotch est resté sur la vis :

tournevis sans vis

Quel âge avait le cyprès de Lambert du Portrieux ?

En réponse à Bernard Bruhat qui regrette que je délaisse notre bonne ville de Saint-Quay-Portrieux (j’y suis cependant assez souvent, j’y étais début octobre), un petit article non polémique consacré au Cyprès de Lambert qui a été abattu lors des travaux du quai de la République.

La souche de l’arbre est au milieu de la photo (5 octobre 2017) :

Quai de la République

C’était un cyprès de Lambert, la section du tronc m’a permis d’estimer son âge à une quarantaine d’années environ. Vous pouvez compter vous mêmes les cernes ou anneaux de croissance, pour ma part j’en ai compté 41, ils sont numérotés en chiffres verts (agrandir l’image) l’arbre a été semé ou bouturé en 1976 et a du être planté en 1977 ou 1978 :

section du tronc

La plupart des Cyprès de Lambert plantés à Saint-Quay-Portrieux étaient destinés à former des haies, très peu ont été plantés isolément. Comme ce sont des arbres de haute taille, il était difficile de maintenir ces haies à une faible hauteur au-delà d’une vingtaine d’années, aussi la plupart de ces arbres ont été abattus et ceux qui restent sont souvent un vestige d’une ancienne haie, c’est peut-être le cas de celui-ci. Ce n’est pas une grosse perte car il dépérissait. J’espère que les arbres qui seront plantés sur l’esplanade seront indigènes ou acclimatés au climat local.

Avez-vous noté que les haies sont très soumise à la mode ? Selon les années on a planté des Troènes, des Cyprès de Lambert, des Cyprès de Leyland, des Laurier-Cerise, des Eleagnus… Souvent l’espèce plantée permet de dater l’époque de construction de la maison. Il en est de même de l’arbre unique planté devant la maison dans un petit lotissement. Je me souviens que dans les années 1980, dans le midi, le Mûrier Platane était très à la mode, comme l’est l’Olivier aujourd’hui, un arbre qu’on plante à tort et à travers en dehors de son habitat naturel.

Larmes de bananier

Mes bananiers pleurent (moi aussi, mais pour une autre raison) : souvent de grosses gouttes apparaissent sur les feuilles, c’est la transpiration naturelle de la plante. J’ai photographié ce matin une goutte d’eau sur une feuille d’un Musa Acuminata Tropicana :

Pas facile de prendre des photos de très près, impossible d’utiliser le zoom, il faut se mettre en position grand angle, du coup l’appareil photo est presque collé à l’objet, il lui fait ombre et s’y reflète parfois. J’envisage l’achat d’une lentille permettant un grossissement supplémentaire.

Canicule et été indien en Ontario

Des températures exceptionnelles ces jours-ci en Ontario. Après de températures plutôt fraîches ces dernières semaines, une masse d’air chaud s’est installée sur l’Ontario. Mes amis à Oxford Mills ont découvert et remis en service leur piscine. L’Amérique du nord est habituée aux étés indiens, mais là, c’est plutôt la canicule. La carte météo :

Les zones touchées par la canicule dans le sud de l’Ontario :

Les Arches de Noé de La Grande Motte

Je n’avais jamais vu ni entendu parler de l’Arche de Noé (Arca Noae) jusqu’à ce que j’en trouve sur la plage cet été. Cinq seulement, ce coquillage est relativement rare et surtout ceux que j’ai trouvés étaient à demi enfoncés dans le sable, je pensais que c’étaient des bucardes et ce n’est que parce que je m’étais accroupi pour ramasser un autre coquillage que je les ai vus.

Les coquillages ne présentent pas tous les mêmes zébrures, mais je pense cependant qu’ils appartiennent tous à l’espèce Arca Noae et non Arca Zebra, les zébrures de cette dernière étant orientées différemment.


Noter la forme de la charnière, très longue et parfaitement rectiligne, elle est munie d’une multitude de petites dents, agrandir la photo ci-dessus pour les voir.

Les Bucardes et les Coques de La Grande Motte

Profitant de mes vacances à La Grande Motte, j’ai ramassé des coquillages refoulés par les vagues sur l’estran de la plage du Couchant. Ces coquillages sont assez ordinaires, rien à voir avec les magnifiques coquillages de mers tropicales, cependant j’ai pris du plaisir à dénicher les plus rares et à essayer d’identifier les différentes espèces que j’ai ramassées. J’ai acheté sur Amazon un petit livre où j’ai trouvé des photos de tous les coquillages que j’ai ramassés. Le titre du livre est « Les coquillages », de Cédric Audibert & Michel Le Quélent, aux éditions Jean-Paul Gisserot. Prix 3€. Les photos et les descriptions de ce petit livre sont beaucoup plus précises que ce que j’ai pu trouver sur internet, Wikipédia notamment.

J’ai l’intention de publier plusieurs articles consacrés à chaque espèce de coquillage que j’ai récoltée. Je commence aujourd’hui par les Bucardes et les Coques, les coquillages les plus emblématiques des plages d’Occitanie.

Bucardes et Coques

Je me souviens encore des roudoudous que vendait le boulanger de la rue Villa Paradis à Marseille dans les années cinquante. Une coquille remplie d’une confiserie en sucre que je suçais en allant à l’école. La bucarde est sans doute le coquillage le plus répandu sur l’estran du Golfe d’Aigues Mortes, à La Grande Motte notamment, c’est aussi le plus ramassé par les promeneurs, aussi, en saison estivale, j’ai trouvé surtout de petits sujets.

Les appellations Bucardes et Coques se recoupent et désignent parfois les mêmes espèces. Cependant, le terme Bucarde est plutôt réservé aux Acanthocardia et le terme Coque aux Cerastoderma, dont la Cerastoderma edule, celle qui est vendue sur les étals de fruits de mer.

Afin de classifier les coquillages que j’ai ramassés, je me suis intéressé à la couleur, à la forme générale de la coquille, et au relief des côtes.

1) La Bucarde tuberculée « Acanthocardia tuberculata »

C’est un des coquillages les plus répandus sur la plage du Couchant, ils sont de couleur orange ou blanc, les tubercules sont peu visibles sur les petits sujets, ici une bucarde orange :

Noter la forme presque symétrique de la coquille et le fort relief des côtes. Les cotes ne sont visibles qu’à leurs extrémités en raison de l’épaisseur de la coquille.

Bucarde blanche :

Bucarde tuberculée :

2) La Bucarde épineuse « Acanthocardia aculeata »,

Elle doit être assez rare car je n’ai trouvé qu’un sujet. La coquille est beaucoup plus fine que celle de la bucarde tuberculée.

Les épines sont surtout présentes sur la partie droite, plus rectiligne. Noter la forme et la finesse de la coquille.

3) La bucarde « Acanthocardia paucicostata »

Là aussi je n’ai trouvé qu’un seul sujet. Comme la bucarde épineuse, sa coquille est très fine, on la reconnait à ses côtes espacées avec de fines arêtes sur le dessus :

Noter la forme des côtes, elles sont bien visibles, de la naissance aux extrémités.

4) La coque glauque « Cerastoderma glaucum »

Un peu moins abondante que les bucardes, j’ai cependant ramassé une dizaine de sujets. Elle se distingue de la bucarde par sa forme plus dissymétrique avec un côté plus allongé que l’autre. Sa coquille est épaisse et le relief de ses côtes peu prononcé.

Noter le peu de relief des côtes comparativement aux bucardes. Les cotes ne sont visibles que sur le bord, et les dentelures sont peu prononcées.

5) La coque commune « Cerastoderma edule »

On pourrait la confondre avec une bucarde, car sa forme est plus symétrique que celle de la coque glauque. Seul le faible relief de ses côtes permet de la distinguer.

— à suivre —

Croissants de Lune de septembre 2017

Profitant de mes réveils nocturnes, du ciel dégagé de La Grande Motte et d’une position confortable, assis dans un fauteuil, l’appareil photo posé sur le garde corps de la loggia, je continue de prendre des photos de la lune.

Voici 3 croissants de Lune, observés ces trois derniers jours, avec la mention de cratères les plus visibles.

Photo prise le 14 septembre 2017 à 4h 07. Réglage Scène / Lune. Pas de correction de l’image.

Photo prise le 15 septembre 2017 à 3h 58. Réglage Scène / Lune (surexposé). Pas de correction de l’image.

Photo prise le 16 septembre 2017 à 4h35. Réglage manuel (le réglage automatique Lune surexpose les croissants).  Pas de correction de l’image.

Arzachel et Alpetragius astronomes arabo-andalous

Ils ont vécu du temps ou l’Espagne était sous domination arabe.

Arzachel (1029 – 1087) ou Abu Ishaq Ibrahim ibn Yahya Al-Zarqali était un wisigoth converti à l’Islam, son nom Zarqali vient de l’intensité de ses yeux bleus (“zarco“ en espagnol, signifie, en parlant de yeux “de color azul oscuro“). Il a vécu à Tolède jusqu’à ce que la ville soit reprise par le roi chrétien de León et de Castille Alphonse VI. Al-Zarqali s’enfuit à Cordoue où il meurt deux ans plus tard.

Al-Zarqali a mis au point un nouveau type d’astrolabe, “la planche Zarqalie“, sur lequel il écrit un traité intitulé al-Safiha al-Zarqaliya ou Traité de la azafea. Son instrument est resté connu comme “astrolabe de Zarqali“ ou “azafea“.

Il est le premier à avoir établi l’apogée du soleil par rapport aux étoiles, qu’il fixa à 12 degrés par année. Al-Zarqali a établi également des tables sur le mouvement des planètes, connues sous le nom de Tables Tolédanes, basées sur les observations qu’il a effectuées à Tolède entre 1061 et 10803. Ces tables étaient d’une précision telle qu’elles lui permirent de prédire des éclipses. Il a corrigé les données géographiques de Ptolémée et d’al-Khawarizmi en montrant que la longueur de la Méditerranée est de 42 degrés, et non 62 degrés, comme l’affirmait Ptolémée.

Les écrits d’al-Zarqali ont exercé une profonde influence sur les astronomes espagnols qui ont élaboré les tables alphonsines, en référence au roi Alphonse X de Castille, qui 200 ans après la mort d’al-Zarqali, a fait traduire ses œuvres en espagnol (castillan). Nicolas Copernic cite les noms d’al-Zarqali dans son livre “De Revolutionibus Orbium Celestium“ (Des révolutions des sphères célestes) dont il emprunta les idées.

Alpetragius (11.. – 1204) ou Nur al-Din Ibn Ishaq Al-Bitruji était un astronome et philosophe andalou et arabe. Il avance dans ses écrits la théorie des orbites planétaires comme étant de natures épicycles et excentriques. Ses Principes d’astronomie furent traduits par Michel Scot à Tolède en 12171.

Arzachel, Alpetragius et Alphonse ont donné leurs noms à 3 cratères lunaires qui étaient bien visibles ce matin :

Le gazole des voitures est le seul qui soit nuisible à l’environnement

Même si les voitures diesel consomment moins de carburant que les voitures à essence, même si elles rejettent moins de CO et de C02 dans l’atmosphère, même si elles sont équipées de pots catalytiques et de filtres à particules, elles polluent plus que les voitures à essence, plus que les taxis diesel, plus que les poids lourds, plus que les bateaux de pêche à moteur diesel et plus que les chaudières au fuel.

Etonnant, non ?

Je pensais qu’au litre de fuel ou de gazole (c’est la même chose à part le prix et la couleur) consommé, c’étaient les chaudières au fuel qui étaient les plus polluantes, surtout les vieilles, celles des années 1970, qui ne sont équipées ni de pot catalytique ni de filtre à particules, puis les bateaux de pêche, les poids lourds et les taxis, à égalité avec les voitures.

Mais non, ce sont les voitures diesel qui polluent le plus, Ségolène Royal l’a dit, Nicolas Hulot l’a dit, et le gouvernement l’a fait : il a été décidé d’augmenter les taxes sur le gazole de 2,6 centimes par an pendant 4 ans. Pour les voitures particulières seulement, pas pour les taxis, les poids lourds, les bateaux de pêche et le chauffage.

Les taxis, qui parcourent en moyenne 70 000 km exclusivement en ville vont pouvoir continuer à rouler au gazole. Les pêcheurs vont continuer à brûler une ressource limitée (le pétrole) pour arracher des mers une ressource limitée et en voie d’extinction pour certaines espèces de poissons et de fruits de mer. Les transporteurs de charger des camions et pas des trains. Les mordus du chauffage au fuel de polluer leurs voisins.

Ces exceptions au profit des taxis, des poids lourds et des pêcheurs justifie a posteriori l’efficacité de leurs mouvements de grèves des années passées. Le gouvernement a tellement peur de les énerver qu’il les exempte d’office d’une mesure d’intérêt public.

Parallèlement, le gouvernement a décidé d’abaisser les seuils du bonus malus écologique pour les voitures particulières. Avec les nouveaux seuils, seules les voitures diesel pourront échapper au malus.

Est-ce qu’en compensation de l’augmentation du prix du gazole, celui de l’essence va baisser ?